Travaux d’isolation : le coût du crédit d’impôt continue de déraper

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) qui se voit petit à petit supprimer, jusqu’à son remplacement en 2020, a toujours la côte. Les derniers chiffres révélés par le journal Les Echos confirment que ce coup de pouce est toujours apprécié des Français.
Selon les dernières estimations le CITE va coûter près de 2 milliards d’euros à l’Etat sur la seule année 2018, et 1 milliard pour l’année 2019, et ce malgré la diminution de son périmètre. L’annonce de sa restriction en juillet a boosté radicalement son adoption pour le premier semestre de l’année en cours. Une hausse pas forcément attendu par l’Etat qui tablait sur 1,5 milliard d’euros pour cette année et 875 millions pour l’année prochaine d’après les documents consultés par le journal Les Echos comme le montre ce graphique.

Le coût de la dépense fiscale relative à la transition énergétique :

  • 2012 : 1,100 millions d’euros
  • 2013 : 673 millions d’euros
  • 2014 : 619 millions d’euros
  • 2015 : 900 millions d’euros
  • 2016 : 1,678 millions d’euros
  • 2017 : 1,675 millions d’euros
  • 2018 : 1,954 millions d’euros (1,560 PLF)

Prévisions :

  • 2019 : 1000 millions d’euros (875 PLF)
  • 2020 : 865 millions d’euros

(sources les Echos)

Une déception toute relative pour le Gouvernement qui entendait bien réduire les dépenses en restreignant le périmètre du dispositif visant à aider les propriétaires à effectuer des travaux d’économie d’énergie. Rappelons que le taux du crédit avait été dévalué de 30% à 15% en janvier 2018, pour finalement disparaitre totalement dans le courant de l’été. Les travaux ayant débuté avant la date butoir ont toutefois été décompté des chiffres officiels même après l’arrêt définitif du CITE.
En phase de révision, la prochaine mouture du CITE visant à remplacer le crédit par une prime, afin de limiter les dépenses de trésorerie des ménages, devrait arriver dans le courant de l’année 2020. Il vise à mieux dispenser l’aide, souvent décriée par la Cour des Comptes, qui était considéré comme pas assez efficace, d’un point de vue énergétique, par rapport aux sommes engagées. A noter que le CITE allégé devrait toutefois être reconduit l’année prochaine suite aux difficultés que rencontre le Gouvernement face à la complexité de déployer le nouveau dispositif.

Qu’attendent les Français de la rénovation ?

Une étude baromètre réalisé par l’association Qualitel concernant les travaux de rénovation en France vient d’être publiée. Types de travaux, motivations, bénéfices, voici les éléments qu’il faut retenir.

Que vous soyez en proie à des problèmes d’isolation thermique, d’aération ou encore d’acoustique, les travaux de rénovation sont privilégiés par les Français pour améliorer la qualité de vie de leur logement. L’étude révèle d’ailleurs que la première source de motivation pour entamer des travaux de rénovation est la question du confort (48% des interrogés).

A fortiori dans les habitations les plus vétustes, que ne correspondent plus aux standard de construction actuelle. Ainsi, pour les sondés, le remplacement du système de chauffage (45%) apparaît comme la priorité, aux côtés de la réfection d’une pièce de vie (45%), comme une salle de bain, la cuisine ou le salon. Juste derrière les leaders, on observe que le remplacement d’au moins la moitié des fenêtres d’une habitation complète le podium des préoccupations des français. Le renouvellement de l’installation électrique (36%) et l’isolation des toitures/combles (35%) complètent le quintet de tête.

La seconde source de motivation pour se lancer dans les travaux de rénovation est l’aspect économique lié à la réduction des charges. Car, on ne le dit peut-être pas suffisamment souvent, mais une maison bien construite, bien isolée, c’est un gain non négligeable de consommation énergétique, en plus d’être vertueux pour l’environnement. C’est la lutte contre les déperditions énergétique qui fait alléger les factures de chauffage à la fin du mois. Ainsi, 37% des sondés sont sensibles à cet argument. 70% des personnes vivant dans un logement rénové construit entre 1900 et 1980 « sont satisfaites du niveau annuel des dépenses liées à leur logement ». Un nombre à mettre en parallèle avec ceux vivant dans un logement non rénové que ne sont que 57% à émettre le même avis.

Rappelons que l’amélioration du parc de logement français est une grande cause du quinquennat. Un grand plan a été lancé en avril cette année afin de renouveler, rénover et améliorer la consommation énergétique des logements français. « C’est un premier pas important pour lutter contre la précarité énergétique et le réchauffement climatique. Mais il faut aller plus loin, car la rénovation ne se limite pas aux « passoires énergétiques » » explique le président de Qualitel Bertrand Delcambre.

Le guide de la porte de garage

Changer ou installer sa porte de garage peut être un véritable casse-tête. A travers ces quelques lignes nous allons essayer d’éclaircir la chose pour vous, afin de vous faciliter le choix. Dimensions, prix, sécurité, voici quelques aspects à prendre en compte lors de votre décision.

Si votre garage possède des dimensions atypiques, il est fort probable que vous soyez amené à faire faire une porte de garage sur-mesure. La fabrication de ladite porte possède deux parties : la porte et le cadre fixé sur la maçonnerie. Même si le cadre et les rails ne présentent pas de variation, vous pouvez jouer sur la porte en elle-même. Basculante, sectionnelle, enroulable ou encore battante, la porte peut revêtir tous les aspects. Ce choix conditionnera ensuite le matériau utilisé, certains modèles ne supportant pas certains matériaux et inversement. Veillez également à être raccord avec l’esthétique de la bâtisse lors de ces choix. Point négatif, selon la complexité et les dimensions, les portes sur-mesure coûtent environ 50% plus chères que les standardisées.

Le choix de la sécurité peut également être épineux. Les serrures proposées de série ne fournissent pas toujours une sécurité optimale, vous serez donc peut-être amené à changer la serrure. Selon les modèles, les performances peuvent être très différentes, ce qui peut faire pencher la bascule en votre faveur lors d’une tentative d’intrusion. Il arrive même parfois que certains contrats d’assurance requièrent l’acquisition d’un certain modèle de serrure. Sachez toutefois qu’une serrure haut de gamme se chiffre entre 100€ et 300€.

Et les réglementations dans tout ça ? Et bien si vous choisissez un modèle de porte standardisé, pas de soucis de ce côté étant donné que les portes doivent passer une batterie de tests pour arriver en magasin. Vous pouvez donc être serein. Pour les portes sur-mesure, autre son de cloche : elles doivent impérativement disposer d’un système contre les fermetures intempestives et anti-claquement de doigt. Ils se matérialisent souvent par la pose d’un joint épais autour de la porte.

Enfin, nous vous conseillons fortement de faire appel à des professionnels pour ce genre de travaux, la tâche n’étant pas aisée, et parfois dangereuse, la faute au poids des portes… N’hésitez donc pas à faire faire plusieurs devis pour comparer les catalogues et les services proposés !

Tuto pour transformer une fenêtre en porte

Nous vous proposons aujourd’hui une méthode pour transformer une fenêtre en porte. Cette opération, bien que périlleuse, peut s’avérer utile dans le cas d’une terrasse qui communique avec la façade résultant, par exemple, de travaux de rénovation. Néanmoins nous vous conseillons très fortement de ne pas entreprendre ce genre de travaux vous-même, et de laisser faire des professionnels. Toujours pas convaincu ? Très bien, voici donc la marche à suivre !

Nous vous proposons aujourd’hui une méthode pour transformer une fenêtre en porte. Cette opération, bien que périlleuse, peut s’avérer utile dans le cas d’une terrasse qui communique avec la façade résultant, par exemple, de travaux de rénovation. Néanmoins nous vous conseillons très fortement de ne pas entreprendre ce genre de travaux vous-même, et de laisser faire des professionnels. Toujours pas convaincu ? Très bien, voici donc la marche à suivre !Avant toute chose, il faut vérifier que l’espace est suffisant pour la pose d’une porte. Les tailles standard de porte sont comprises entre 75 et 95cm de largeur. Veillez donc à disposer de cet espace avant d’entreprendre les démarches.

  • La première étape consiste à retirer les briques de la façade se trouvant sous la fenêtre. Utilisez tous les outils nécessaires, burin, marteau, meuleuse… Veillez cependant à ne pas toucher les briques de façade se rejoignant sous l’ouverture de la fenêtre.
  • Deuxièmement, il faut scier le mur intérieur. Dans le cas d’un mur en parpaing, vous devrez découper les briques de la façade. Sinon utilisez une scie pour blocs en béton cellulaire. Dans le cas de la présence d’une vraie couche de béton, l’usage d’un marteau-piqueur peut être requis.
  • Retirez ensuite l’appui de fenêtre en enlevant les pierres situées autour de l’appui de fenêtre. Vous pouvez conserver l’appui de fenêtre comme seuil de porte si vous le souhaitez.
  • Il faut ensuite retirer le châssis. Cette opération peut être délicate car il peut être posé de différentes manières. Retirez d’abord l’encadrement à l’aide d’un pied de biche. Il est fort possible que vous ayez également des vis à enlever, prenez bien soin de ne pas endommager l’isolant du mur.

o Dans le cas d’un châssis en bois ou PVC, il vous faudra scier le profilé en haut et en bas d’un même côté pour faciliter son détachement.

o Pour un châssis en métal il faut procéder de la même façon mais en utilisant une meuleuse de préférence. Si celui-ci est directement vissé au mur, un simple coup de tournevis fera l’affaire.

  • Il faut maintenant placer le seuil. Pour se faire, vous pouvez réutiliser l’appui de fenêtre en l’adaptant aux nouvelles mesures, sinon faites en construire un nouveau. Fixez-le à l’aide de mortier et comblez l’espace sous le seuil à l’aide de gravier si nécessaire. Vérifiez bien que le seuil soit posé au même niveau que le sol !
  • Il vous faut maintenant fabriquer l’encadrement. Choisissez les matériaux, les couleurs puis prenez les mesures : largeur, épaisseur, hauteur de la porte, largeur du cadre et mesure du jour. Une fois fait, assemblez l’encadrement et vissez-le. Clouez ensuite les buttées de fermetures à l’intérieur de l’encadrement.
  • Carrelez le sol, puis placez l’encadrement entre les briques et le mur intérieur. Réglez-le dans la position souhaité et fixez-le à l’aide de chevilles à boulons. N’oubliez pas les finitions.
  • Il ne vous reste plus qu’à placer la porte et à réparer la maçonnerie de la façade.

En espérant que ce guide puisse vous être utile !

Bien habiller ses fenêtres

Les fenêtres ne sont rien d’autre qu’une ouverture sur le monde extérieur. A l’instar d’un tableau, elles méritent d’être habillées afin d’être mise en avant à leurs justes valeurs. Voici donc quelques pistes à suivre pour décorer la face intérieure de vos fenêtres.

Il existe plusieurs façons d’habiller et de mettre en valeur vos fenêtres. Si vous n’êtes pas familier avec les rudiments de la décoration intérieure, pas d’inquiétude, nous allons vous guider. La première étape consiste à choisir quel style d’habillement vous souhaitez mettre en place… Rideaux, stores, panneaux japonais, il y en a pour tous les goûts !

Les rideaux

Probablement l’option la plus connue de tous, les rideaux sont, par défaut, l’habillage de prédilection de nos fenêtres. L’avantage, c’est qu’ils s’adaptent à toutes les situations : salon, chambres, pièces de vie… Disponibles en de nombreux matériaux avec une quasi infinité de coloris ou de motif, on peut facilement trouver chaussure à son pied. On peut également jouer sur l’épaisseur du tissu pour jouer sur l’effet de transparence, bref le rideau s’adapte à quasiment toutes les situations… Quasiment car il est néanmoins peu approprié pour les petites ouvertures.

Les panneaux japonais

Les panneaux japonais est une nouvelle alternative qui a le vent en poupe. Pour les non-initiés, il s’agit d’un système qui permet de lester plusieurs pièces de tissu afin de créer des espèces de panneaux que l’on peut bouger sur un rail faisant office de tringle. Ce système est très esthétique et apporte une touche très design à vos fenêtres. L’avantage est leur tombé impeccable qui s’adapte à tous les intérieurs

Les stores d’intérieur

Pour certaines pièces très exposées à l’ensoleillement, vous pouvez également opter pour des stores d’intérieur. Fabriqués en bois, en métal ou en PVC, il apporte également une résistance supplémentaire au tissu, les rendant tout indiqués pour les pièces d’eau ou la cuisine. Il existe

  • Les stores horizontaux, également appelé vénitiens, fait en lattes, qui permettent de jouer avec la lumière via une languette
  • Les stores verticaux dont les lames sont fixés à la verticales, qui permettent de couvrir un grand espace, donc pratique pour les grandes ouvertures
  • Les stores à roulement, qui consiste à enrouler ou dérouler un pan de tissu sur une tringle, permettant de gérer l’ouverture

A vous de choisir !

Créer une ouverture, que dit la loi ?

Si vous souhaitez créer une ouverture dans votre logement, il est nécessaire de respecter de nombreuses restrictions. Nous vous proposons de retrouver tous ces critères dans un condensé de ce qu’il faut savoir.

Avant d’aller plus loin, il faut dissocier deux types d’ouverture : celle avec vue, c’est-à-dire qui donne une vue sur un voisin ou un vis-à-vis, et celle sans vue. Parmi les ouvertures avec vue, il faut également distinguer deux types, celle avec une vue droite, donc directe, et celle avec une vue oblique, aussi appelé indirecte.

Pour les ouvertures avec vue directe, il est impératif de conserver une distance minimale d’1m90 entre la face extérieure de l’ouverture et le début de la propriété du voisin. A noter que le Plan Local d’Urbanisme de votre commune peut étendre cette distance, pensez donc à vérifier.

Pour les ouvertures avec vue indirecte, idem, le PLU peut apporter des modifications, mais sans contre-indication, il faut respecter une distance de 0,6m.

Vous pouvez aussi aménager une ouverture sans vue, que l’on appelle également un jour de souffrance, dans une optique d’augmenter la luminosité d’une pièce sans avoir de vue sur le voisinage. Dans ce cas, la fenêtre doit être constituée d’un châssis fixe et de verre translucide opaque, garni d’un treillis de fer. Les contraintes de poses : s’il s’agit d’une ouverture au rez-de-chaussée, elles doivent être placées à au moins 2,6m au-dessus du plancher et à 1,9m pour les autres étages. A noter que ces restrictions ne s’appliquent pas lorsque la vue ne donne sur aucun voisinage.

Si vous souhaitez contester la création d’une ouverture et ainsi en demander sa suppression, vous pouvez poser un recours au tribunal de grande instance. Plusieurs critères sont alors examinés comme la qualification de l’ouverture (vue droite, oblique etc…) ainsi que la possibilité de regarder chez le voisinage : avec ou sans effort ou de manière constante et normale.

 

La suppression du CITE booste le marché

Les changements apportés au CITE seraient-ils déjà en train de porter leurs fruits ? C’est en tout cas ce que laisse supposer les derniers chiffres révélés par divers syndicats d’artisans spécialisés dans les menuiseries.

La suppression du CITE au profit d’une nouvelle prime censée apporter plus de flexibilité semble avoir déjà produit un premier effet pas forcément attendu ! Plusieurs acteurs du milieu de la menuiserie ont ainsi pu constater avec bonheur une augmentation de 6% des ventes de fenêtres à double vitrage durant ce premier semestre 2018. Une augmentation explicable part le fait que le taux de remboursement consacré aux ouvertures a baissé de 30% à 15% depuis janvier 2018, avant de finalement être totalement supprimé depuis le présent mois de juillet.

Beaucoup de foyers se sont donc rués sur les dernières opportunités de profiter de l’abattage fiscale des dernières heures crédit d’impôt afin d’effectuer des travaux de rénovation liés aux ouvertures. Cette hausse peut également être explicable par la morosité du marché depuis plusieurs années. Cette augmentation, boostée par l’annonce de la suppression du CITE, a permis au marché global de dépasser les 10 millions d’unités vendues, barre symbolique qui n’a pas été dépassé depuis 2012 !
Alors peut-on s’attendre à un nouveau coup de mou pour le secteur, maintenant que la nouvelle mouture du CITE, concentré sur une parcelle plus ciblée de chantiers, vient de voir le jour ? Pas forcément, selon Robert Dullat, président de l’Union des fabricants de menuiseries (UFME) est plutôt optimiste : « La reprise résulte égalent de la mise en chantier de logements neufs, dans le cadre de la politique visant à moderniser le parc résidentiel français. En ce sens, les professionnels n’ont pas de soucis à se faire, ils devraient sans problème avoir du travail sur les prochains mois, même si le CITE se restreint désormais à un nombre plus faible de travaux ».

Des prévisions qui sont confirmés par la tendance actuelle. En effet, depuis le début de l’année, les travaux de rénovations énergétiques ont augmenté de 2,5% alors que dans le même temps, les mises en chantier dans le neuf continuent de booster l’activité. A confirmer dans les prochains mois…

Refonte des aides financières, ce qu’il faut savoir

Le Gouvernement vient d’annoncer leur grand plan de rénovation énergétique des bâtiments. Après plus de trois mois de concertation, Jacques Mézard et Nicolas Hulot ont dévoilé la feuille de route d’ici la fin du quinquennat. Tour d’horizon des modifications à prévoir.

Parmi les grandes réformes de ce plan de rénovation énergétique, le principal changement concerne le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE). Les modifications apportées au CITE visent à corriger certaines imperfections pointées par le Gouvernement. L’ancienne mouture avait pour particularité de profiter principalement aux ménages plutôt aisés, et aux propriétaires occupants de maisons individuelles. Rappelons que le CITE était basé sur un remboursement d’impôt, donc nécessitait une avance de la somme remboursée à posteriori. La nouvelle mouture devient donc une prime accessible dès la mise en place des travaux permettant ainsi aux ménages les plus modestes d’assurer la dépense nécessaire pour entamer les travaux. A noter le que le nouveau CITE est entré en vigueur en juillet 2018, il est donc d’ores et déjà possible de bénéficier de cette prime CITE.

L’éco-PTZ est également dans le viseur de cette réforme. Prolongé sur toute la durée du quinquennat, il sera néanmoins grandement simplifié à l’horizon 2019, afin d’être plus en phase avec le nouveau CITE. Ainsi, la refonte du PTZ verra l’instauration d’un plafond de prêt forfaitaire, déterminé élément par élément, aligné sur la nomenclature du nouveau CITE. Plusieurs autres modifications devront également voir le jour, notamment concernant l’uniformisation de la durée de prêt quels que soient le type de travaux, la souplesse entre la date d’émission du prêt et du début des travaux, la numérisation et la fluidification des démarches… Affaire à suivre donc.

 

Le CITE fait peau neuve

Après plusieurs mois de tractations et de discussions, le Gouvernement a enfin statué sur l’avenir du Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique. Deux aspects majeurs sont à prendre en compte. Explications

Attendue par beaucoup, pour le meilleur comme pour le pire, cette réforme du CITE s’annonce comme une sacrée bouffée d’oxygène pour grand nombre de ménages. En effet, dès janvier 2019, le CITE va changer de statut puisqu’il va se transformer en prime. Il faut bien comprendre qu’aujourd’hui l’aide versée aux ménages est sous forme de crédit d’impôt sur l’année suivante, donc remboursement à postériori tandis que dès l’année prochaine, il s’agira d’une prime versée au début de la démarche des travaux. Fini d’avancer les fonds pour réaliser des travaux de rénovation énergétique, une sacrée bouffée d’air pour les ménages les plus modestes !

Ce changement peut paraître anodin, pourtant c’est un énorme pas en avant pour les bourses les plus maigres lorsque l’on sait que certains travaux de rénovation se chiffrent en dizaines de milliers d’euros. Mais si l’accès aux travaux est rendu plus accessible avec cette modification, les modalités d’obtention changent elles aussi. Ainsi à compter du 1er juillet, les travaux concernant l’isolation des portes et des fenêtres ne seront plus pris en charge par ce dispositif. Isolation des murs, toitures, terrasses ou système de chauffage (hors fioul) restent, quant à eux, toujours éligibles.

Les méthodes de calculs sont également refondues. Aujourd’hui, le crédit d’impôt s’élève à 30% de la valeur totale des travaux, dans la prochaine mouture, le calcul sera établi en fonction de la performance énergétique de vos travaux. Seul hic, les barèmes n’ont pas encore été révélés, néanmoins le cabinet de Nicolas Hulot a fait savoir qu’ils travaillent à faire en sorte que l’offre soit la plus facilitante possible…

Affaire à suivre.

 

 

Comment déposer une porte extérieure

Dans la continuité de notre série « Do it yourself » voici un petit tutoriel pour vous aider à déposer une porte extérieure. Encore une fois, il s’agit d’une opération délicate, si vous ne vous sentez pas de la réaliser, vous pouvez faire appel à un professionnel.

Vous avez acheté une maison et la vieille porte d’entrée ne vous sied guère ? Vous souhaitez améliorer votre bilan énergétique en la remplaçant par un modèle plus récent ? N’attendez plus, il est possible de déposer votre vieille prote vous-même en suivant ces étapes.

• Dégondez la porte en utilisant un pied de biche ou quoi que ce soit qui fasse office de levier. Soyez très prudent lors de cette étape et agissez en binôme, on a vite fait de s’y coincer un doigt !

• Démontez ensuite les baguettes de finitions grâce à un ciseau à bois et déterminez l’emplacement des pattes de scellement.

• Une fois visible, découpez les avec une meuleuse à main équipée de disques à métaux. Dégagez ensuite les vestiges avec votre pied de biche et nettoyez la zone. A noter que selon l’époque de votre bâtisse, il se peut que vous ayez besoin de casser un peu la maçonnerie pour faire apparaître les pattes de scellement…

Une fois arrivé là, la porte devrait être de l’histoire ancienne, il est donc temps de s’attaquer au dormant.

• Dégondez l’ancien ouvrant en suivant les mêmes conseils que pour la première étape, et déterminez l’emplacement des vis de fixation.

• Dévissez-les, de préférence avec une visseuse/dévisseuse équipé de l’embout adéquat. En cas de trop forte résistance, vous pouvez tronçonner le dormant grâce à une scie sabre, ou d’une meuleuse munie du disque correspondant.

• Nous vous conseillons fortement de vous munir d’équipement de protection pour réaliser de telles opérations (lunettes, gants…) !

Voilà tout ce qu’il y avait à savoir sur le sujet, mais une fois encore, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel si vous ne vous sentez pas de réaliser toutes ces opérations qui peuvent s’avérer délicate pour un néophyte !