La suppression du CITE booste le marché

Les changements apportés au CITE seraient-ils déjà en train de porter leurs fruits ? C’est en tout cas ce que laisse supposer les derniers chiffres révélés par divers syndicats d’artisans spécialisés dans les menuiseries.

La suppression du CITE au profit d’une nouvelle prime censée apporter plus de flexibilité semble avoir déjà produit un premier effet pas forcément attendu ! Plusieurs acteurs du milieu de la menuiserie ont ainsi pu constater avec bonheur une augmentation de 6% des ventes de fenêtres à double vitrage durant ce premier semestre 2018. Une augmentation explicable part le fait que le taux de remboursement consacré aux ouvertures a baissé de 30% à 15% depuis janvier 2018, avant de finalement être totalement supprimé depuis le présent mois de juillet.

Beaucoup de foyers se sont donc rués sur les dernières opportunités de profiter de l’abattage fiscale des dernières heures crédit d’impôt afin d’effectuer des travaux de rénovation liés aux ouvertures. Cette hausse peut également être explicable par la morosité du marché depuis plusieurs années. Cette augmentation, boostée par l’annonce de la suppression du CITE, a permis au marché global de dépasser les 10 millions d’unités vendues, barre symbolique qui n’a pas été dépassé depuis 2012 !
Alors peut-on s’attendre à un nouveau coup de mou pour le secteur, maintenant que la nouvelle mouture du CITE, concentré sur une parcelle plus ciblée de chantiers, vient de voir le jour ? Pas forcément, selon Robert Dullat, président de l’Union des fabricants de menuiseries (UFME) est plutôt optimiste : « La reprise résulte égalent de la mise en chantier de logements neufs, dans le cadre de la politique visant à moderniser le parc résidentiel français. En ce sens, les professionnels n’ont pas de soucis à se faire, ils devraient sans problème avoir du travail sur les prochains mois, même si le CITE se restreint désormais à un nombre plus faible de travaux ».

Des prévisions qui sont confirmés par la tendance actuelle. En effet, depuis le début de l’année, les travaux de rénovations énergétiques ont augmenté de 2,5% alors que dans le même temps, les mises en chantier dans le neuf continuent de booster l’activité. A confirmer dans les prochains mois…